Les dossiers #EPS2024

Février 2024

Dossier Les programmes et certifications, des enjeux d’avenir

Tous les sondages effectués montrent qu’une perte de sens du métier d’enseignant·e d’EPS est de plus en plus ressentie. Cette perte de sens dont les causes sont multifactorielles repose toutefois en partie sur la place et le rôle qui sont dévolus à la discipline. Son rôle, défini par des programmes qui mettent une focale forte sur des compétences sociales et méthodologiques au détriment des savoirs moteurs interroge fortement notre action ; sa place,- que l’on peut mesurer par l’importance qui lui est accordée dans les certifications montre un important décalage entre les discours gouvernementaux et la réalité. Une discipline pas ou mal évaluée dans le système éducatif français est une discipline dont l’importance est toute relative. Cette minoration laisse la place à des interprétations de son utilité générant des tensions entre discipline d’enseignement / discipline de bien-être / discipline de santé… Pour le SNEP-FSU, seuls des savoirs exigeants fondés sur l’apprentissage de techniques corporelles issus des domaines riches et vivants des sports et des arts sont de nature à transformer les élèves… C’est dans le cadre de cette appropriation que, par inférence, sont mobilisées des compétences méthodologiques et sociales. (…)

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Janvier 2024

Dossier Les luttes sociales en EPS

L’histoire de l’EPS est faite de luttes constantes. Luttes politiques, luttes idéologiques, luttes philosophiques, luttes pédagogiques et didactiques… La définition de la discipline, son rôle, sa place, sont l’objet de combats acharnés et la définition qui en est faite est la résultante de combats menés par des femmes et des hommes, de rapports de force construits à différentes époques. La permanence et l’abnégation dans les luttes sont les seules à même de permettre la concrétisation d’une certaine vision développée dans un espace-temps devenu favorable à son émergence. La lutte menée pour le sport scolaire est de ce point de vue exemplaire, puisqu’il aura fallu près de 35 ans de batailles pour retrouver les 3h forfaitaires dans un texte réglementaire. Laisser ce que nous voulons pour l’EPS aux seules mains de décideurs, de politiques c’est s’avouer vaincu·es sur notre vision d’une EPS riche, valorisée, démocratisée et émancipatrice. Dans un contexte où les activités physiques sportives et artistiques, cœur de notre discipline, se voient réduites à un simple « bouger », où ces activités ne sont plus vues qu’à l’aune d’une santé réductrice, il est plus que nécessaire de se mobiliser pour faire la démonstration que l’EPS n’est pas une discipline de santé, qu’elle est bien plus riche, que l’appropriation culturelle est indispensable aux jeunes pour s’inscrire au monde, s’y insérer, le transformer… La campagne #EPS2024 vise cet objectif ambitieux en posant les bases de ce que devrait être l’EPS de demain au service des élèves (…)

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Décembre 2023

Dossier Semaine de l’EPS

La 4ème édition de la semaine de l’EPS, inscrite dans la campagne pour l’EPS à l’aune des JOP de 2024, a été porteuse d’un réel dynamisme et a fait l’objet d’une couverture médiatique à même de porter l’ensemble des problématiques dans le débat public. L’EPS est un sujet de plus en plus convoqué dans l’actualité, en témoignent deux rapports parlementaires, les questions posées à l’assemblée mais aussi le rapport du dé fenseur des enfants, adjoint au défenseur des droits qui pointe la nécessité d’augmenter les horaires d’EPS. Continuer à peser est une nécessité, notamment au regard des réformes annoncées par G. Attal qui risquent, une nouvelle fois, d’amenuiser la place et le rôle de l’EPS si nous n’y sommes pas vigilant·es. Le dynamisme créé par les initiatives multiples sur l’ensemble du territoire à l’occasion de la semaine de l’EPS doit perdurer. Toutes les occasions doivent être saisies pour porter haut et fort l’ensemble des revendications. Les cartes scolaires, DHG et leur lot de suppressions de postes seront les prochaines échéances devant nous. Nous ne pouvons continuer à regarder se déliter notre discipline, nos métiers, nos conditions de travail. Si ce combat est à mener avec l’ensemble de nos collègues, celui de l’EPS en particulier est de la responsabilité de chacun·e d’entre nous  (…)

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Novembre 2023

Dossier Recruter plus

Les enjeux éducatifs sont de plus en plus forts face aux maux de la société. L’enseignement des APSA n’est pas en marge de ces enjeux, bien au contraire ! Les différentes données sanitaires, le lien social qui se délite, l’inactivité physique qui se développe, la méconnaissance de la culture des APSA… sont autant de facteurs sur lesquels il faut agir pour développer une éducation complète de la jeunesse et sortir le système éducatif d’une forme de dualisme cartésien porté- notamment par la question des fondamentaux tels que définis par le ministère (lire, écrire, compter).

S’agissant de l’EPS, la question n’est pas tant le recrutement que la hauteur de ce dernier. L’enquête de rentrée du SNEP-FSU avait fait la démonstration de manques criants et importants et au-delà de cela, avait fait le constat d’une dégradation des conditions d’exercice pour les enseignant·es et de conditions d’apprentissages des élèves, avec une surcharge des effectifs de classe complexifiée notamment par le « tout inclusion ». Permettre à chacun·e des élèves de s’engager pleinement dans les apprentissages des APSA nécessite de la part des enseignant·es une attention particulière. Ce ne peut être possible qu’avec des effectifs raisonnables et nécessite donc des recrutements massifs en lieu et place de pseudo-solutions coûteuses visant à externaliser ces apprentissages comme avec les deux heures de sport en collège (…)

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Octobre 2023

Dossier PLF 2024

Depuis de nombreuses années nous ne cessons d’alerter sur l’état de déliquescence programmée de notre discipline et de porter des revendications pour la reconnaissance de l’EPS dans le système éducatif et de ses personnels. Si le ministre de l’Éducation nationale a osé déclarer « l’EPS à l’honneur » en conférence de rentrée, il ne met rien en perspective et refuse, pour l’heure, de recevoir le SNEP-FSU.

Les propositions que nous portons pour les 4h d’EPS, le recrutement, la mise en place d’un vaste plan de construction et de rénovation des équipements sportifs, une refondation des programmes et des certifications etc. représentent un coût, et c’est l’argument d’autorité sur lequel s’appuie le gouvernement pour, au final, ne rien faire. Parler de coût revient toujours à rejeter les propositions mais, ici comme ailleurs, il s’agit d’investissement car comme l’indiquent plusieurs études, ces investissements auraient un impact non négligeable sur celui de la sécurité sociale à terme. Quel engagement en dehors de dispositifs mal fagotés (APQ et 2h de sport) de notre ministère ? Plus de 1 000 postes supprimés (2 500 pour la prochaine rentrée, combien en EPS ?), des freins qui se multiplient sur l’activité des AS et de l’UNSS, des injonctions de plus en plus nombreuses qui nous éloignent de notre cœur de métier, des baisses d’horaires disciplinaires avec la réforme de la voie pro (…)

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